Les anglicismes parlent

le mardi 8 septembre 2009

Le journal The Gazette, dans un court reportage (5 avril 2009 A 6) publié à propos de la rencontre organisée par l'université du Nouveau monde et le Conseil de la langue française, illustrait le phénomène de anglicisation avancée en résumant des échanges entre deux universitaires, Louis Balthasar et Christian Dufour. Ce dernier utilisa le mot « groundé » de manière spontanée. Louis Balthasar lui suggéra une solution de rechange : « enraciné ». L'animatrice proposa « branché ». Mais pour Dufour rien ne pouvait remplacer le mot « groundé », mot plus significatif selon lui.

D'autres exemples viendront à l'esprit de chacun. Un spectacle ne serait pas un « show »; une motomarine ne serait pas un « sea doo »; une scène n'est pas un « stage »; un pot-pourri ou un centon n'est pas un « medley ». C'est dire que la situation est dramatique : pour certains locuteurs, les anglicismes sont irremplaçables car ils prendraient souvent une coloration et un sens qu'on ne réussit pas à coller aux équivalents français.


Source : L'expression juste, ASULF

 

 

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