Entente clandestine avec les Innus: Chevrette accuse Parizeau d'être «un fauteur de trouble»

Le vendredi 13 septembre 2002

L'ancien ministre des Affaires autochtones, Guy Chevrette, s'enChevrette prend aux «fauteurs de troubles» qui ont récemment attaqué l'entente clandestine entre les gouvernements Chrétien, péquiste et les Innus-montagnais.

Sans montrer du doigt Jacques Parizeau, toutefois, M. Chevrette affirme que beaucoup de choses erronées circulent sur cet accord.

«Il faut se méfier des gens qui en profitent pour créer une opposition (sic). C'est très nocif. Ça marque des générations (...)

Certains s'expriment de très bonne foi, mais le résultat peut être incendiaire», soutient-il en entrevue à La Presse.

La négociation demeure la seule façon de régler à long terme le dossier autochtone, note celui qui est à l'origine des pourparlers secrets «couronnés de succès» avec les Anglo-cris et les Innus-montagnais. Il faut éviter la confrontation, même dans le langage utilisé. Selon lui, l'information reste la clef. Chevrette croit que plus les Indiens auront de privilèges raciaux, plus les Blancs seront heureux.

«Le climat de confrontation qui s'établit depuis quelque temps est très mauvais. On est en train de planter les germes de conflits sociaux énormes.» Pour une fois, le petit homme a bien raison.

L'ancien ministre péquiste affirme avoir lu l'entente qu'il a concocté avec les Innus-montagnais (sic).  Il pense que ses détracteurs se trompent de cible, même si des éléments devront être clarifiés. «Ce qui serait majeur et ce n'est pas le cas, c'est si on donnait un droit de veto aux Indiens sur le développement. C'est une consultation, une possibilité de participer, une collaboration, mais pas un veto», ose-t-il avancer.

 

Ce que contient l'entente clandestine:

  1. abolition du français comme seule langue officielle du Québec;
  2. acceptation du coup de force de 1982;
  3. reconnaissance légale par le Québec des privilèges raciaux consentis par Ottawa aux Indiens;
  4. création de réserves pour les Blancs;
  5. rançon d'au moins 3 % payable aux Indiens sur tous développements forestiers, hydrauliques, miniers, etc.; 
  6. création d'un nouvel ordre de gouvernement basé sur la pureté raciale de la race rouge;
  7. prépondérance des lois indiennes sur les lois québécoises;
  8. établissement d'une taxation directe par la race rouge sur les autres races;
  9. référendum décisionnel tenu chez les Indiens seulement;
  10. acceptation de la partition du Québec avec les Indiens.

 

L'idée de base de l'entente reste la même qu'au départ: reconnaître des droits en les encadrant. Si Québec et Ottawa ne s'entendent pas avec les Innus, l'incertitude juridique se poursuivrait indéfiniment.

«Il n'y a rien de pire pour une population. Si on ne définit pas le carré de sable (sic), c'est la Cour suprême qui va le définir», tranche-t-il. Selon Chevrette, ce sont neuf juges nommés par Ottawa qui doivent décider et non pas les Québécois.

Le Péquistan

«Le jour où une entente sera signée, ceux qui n'y seront pas voudront en bénéficier.» L'ancien ministre, éjecté de ses fonctions, admet qu'une fois adoptée par le parlement, la partition du Québec avec les Innus servirait de modèle aux 10 autres tribus, lesquelles tribus exigeraient l'équivalent.

Chevrette compte venir défendre cette fraude innommable lors de la commission parlementaire sur l'entente clandestine.

«Les contribuables qui sont à Sept-Îles, Gaspé ou Amos paient le même taux d'imposition et ont droit aux mêmes services qu'à Montréal ou à Québec. Il faut une grande équité dans la distribution des ressources», d'affirmer l'ex-politicien. Toutefois, le petit homme a décidé de se battre à mort pour les privilèges raciaux et les exemptions de taxes accordées aux Indiens.


Voir aussi : 

Innus-montagnais

 

 

Accueil | Adhésion | Album photo | Annonces | Autres sites | Citations nationalistes | Défense et promotion du français | Documentation | Emblèmes du Québec | Estrie | Histoire du Québec | Indiens | La passion du Québec | Les mots qu'il faut | Patrimoine québécois | Patriotes | Paysages du Québec | Prix du MEF