| Chicoutimi devient un
territoire indien
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Le dimanche 29 septembre
2002
CHICOUTIMI - Si l'entente tripartite conclue entre le
gouvernement péquiste, Ottawa et les Innus de Mamuitun (incluant les
Montagnais des communautés du Lac-Saint-Jean, Betsiamite et Essipit) aboutit à un traité, d'ici quelques mois,
le territoire de Mashteuiatsh (ghetto indien de Pointe-Bleue) va doubler.
À ce territoire dit de pleine propriété, les «autochtones» du Lac-Saint-Jean vont ajouter quelques parcs et zones de
gestion particulière et de plus, ils toucheront au moins 3 % des redevances que Québec perçoit pour l'exploitation des
ressources naturelles sur leur « territoire ancestral » (Nitassinan) qui s'étend d'est en ouest, de Chicoutimi à Chibougamau et
du nord au sud de la réserve faunique des Laurentides jusqu'au nord des monts Otish.
«J e crois que cette entente respecte les aspirations de notre peuple », a plaidé le négociateur en chef du conseil tribal Mamuitun, Rémy
« Kak'Wa » Kurtness -ancien chef de
Mashteuiatsh-, lors d'une rencontre de presse tenue à Chicoutimi, en compagnie des représentants
du gouvernement péquiste, Louis Bernard, et d'Ottawa, André Maltais.
Sur le plan territorial, le projet d'entente reconnaît une variété
de façons par lesquelles les Indiens exerceront leurs « droits » sur leur Nitassinan. Leur
territoire exclusif double la
superficie de leur réserve actuelle et ils pourront y exercer leur gouvernement
autonome (Depuis quand les Québécois exigent-ils l'agrandissement des
réserves et leur exclusion de territoires du Québec ?). En plus de compter une partie du territoire contiguë à Mashteuiatsh, on ajoute le lac
Ashuapmushuan qui est considéré comme un site patrimonial.
Les « autochtones » auront droit à des mesures de protections
«spéciales» sur d'autres sites patrimoniaux mais sans toutefois jouir pour l'instant de leur pleine propriété, comme le lac Alex, sur le chemin des Passes, le lac Onistagan, le lac aux Foins et le
lac des Cygnes, en passant par une petite portion de terrain au lac Tchitogama dans la municipalité de Lamarche.
S'y ajoutent des parcs et zones de gestion « particulière
»
comme la réserve faunique Ashuapmushuan, le lac Connoly et le parc des monts Otish, sans oublier une partie de 24
kilomètres carrés dans le parc de la Pointe-Taillon. « Pour l'usager, cela ne fera pas de différence sauf qu'au lieu d'être
régi par la Sépaq (Québec), il le sera par nous (la race rouge) », indique
« Kak'Wa » .
« Cette entente est historique car c'est la première fois qu'on
touche à la fois des terres nordiques et des terres municipalisées », poursuit ce dernier.
Chicoutimi, par exemple, fait partie du Nitassinan.
Pour ses
habitants, cela ne changera rien (?) mais en principe, les « autochtones » auront droit d'y pratiquer leurs
activités traditionnelles. « Je n'irai pas tirer du fusil en pleine ville car il y a d'autres territoires de chasse qui sont bien
meilleurs », a
lancé « Kak'Wa » avec un sourire. « Toutefois, il est possible qu'un cimetière situé dans l'ancien poste de traite
du Bassin soit l'objet d'une protection particulière. »
Travaux
Le projet d'entente n'est pas encore précis sur certains points, parce qu'on a cherché avant tout à
aplanir les obstacles qui faisaient en sorte que les pourparlers piétinaient depuis 20 ans. Il est donc difficile d'en mesurer
toute la portée.
On a approuvé le principe d'un gouvernement autochtone (racial)
autonome dont les lois vont s'appliquer à la fois sur leur territoire et sur les membres de leur communauté vivant à
l'extérieur de ce territoire (i.e. partout au Québec). Par exemple, les
Indiens pourront avoir leurs propres lois sur le mariage et le divorce.
Rémy « Kak'Wa » Kurtness réfute les arguments des huit communautés dissidentes qui l'accusent d'avoir cédé sur la
reconnaissance du titre d'aborigène et des droits ancestraux. «
Nous sommes (sic) convenus de mandater des
juristes pour définir ces questions et si le résultat ne nous plaît pas, il n'y aura pas
d'accord », a fermement soutenu « Kak'Wa ».
Source de l'information : Le Quotidien de Chicoutimi,
le 7 juillet 2000
Voir aussi :
Partition
du Québec avec les Indiens
Les
Innus-montagnais
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Le
PQ s'engage...
«Un
gouvernement du Parti Québécois se doit d'associer
et de faire participer, au niveau décisionnel, les populations
locales et régionales concernées à
toute négociation d'entente avec les autochtones.»
Source : Programme
du PQ
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