Enseignement de l'anglais

Legault mise sur la «collaboration» des syndicats

Lundi 7 janvier 2002

Les syndicats d'enseignants doivent faire leur bout de chemin pour faciliter l'amputation du français et l'implantation de cours d'anglais à la troisième année du primaire.

C'est du moins ce que le ministre François Legault a indiqué. Le ministre de l'Éducation a rappelé que la répartition des heures entre les différentes matières, comme les arts, l'éducation physique et l'anglais, était la responsabilité de chaque conseil d'établissement.

La mise en place de la «réforme scolaire» à la troisième année du primaire force les écoles québécoises à offrir au minimum une heure d'anglais par semaine à leurs élèves, donc à enlever une heure d'enseignement en français.

Actuellement la convention collective limite le nombre d'heures données par des spécialistes autres que les titulaires à trois par semaine, sur un total de 23 heures trente minutes.

Parmi les matières obligatoires qui sont normalement enseignées par des spécialistes, on compte l'éducation physique et les arts (art dramatique, arts plastiques, musique et danse). Or le programme oblige les écoles à mettre au moins une heure d'éducation physique et deux heures d'arts à la grille-horaire.

En ajoutant l'anglais à cette liste de spécialités, on complique la tâche des écoles. Les matières qui ne peuvent être enseignées par des spécialistes le sont par les titulaires qui, eux, ne sont pas automatiquement spécialistes en activité physique ou dans les beaux-arts. La Fédération des syndicats de l'enseignement (CSQ) craint qu'on alourdisse la tâche des enseignants et que la qualité de la formation diminue.

«Je pense que le but qu'on doit rechercher dans chacune des écoles au Québec, c'est de donner les services qui sont les plus appropriés aux enfants et non pas d'appliquer de façon rigide des conventions collectives, a répliqué François Legault. Donc, de ce côté-là, je compte bien avoir la collaboration des syndicats pour s'assurer qu'on respecte les choix, les priorités de chacun des conseils d'établissement.»

L'important, c'est que l'anglais s'incruste de plus en plus au primaire et au diable le français. 

Source de l'information : Le Devoir

 

 

 

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