Devant la fusion éminente des municipalités de North Hatley et du
Canton de Hatley, en Estrie, les questions suivantes se posent :
est-ce que le français reculera à nouveau au Québec et assistera-t-on
à la création d’un nouveau précédent néfaste pour le français ?
La réponse appartient à la ministre des Affaires municipales, madame
Louise Harel. La Charte de la langue française prévoit que
" la langue des municipalités est le français " (chapitre
IV), sauf si elles " fournissent leurs services à des personnes en
majorité d’une langue autre que française "
( article 113 f ). North Hatley compte environ 750 habitants, dont
40% de langue française et le Canton de Hatley compte environ 1400
habitants, dont 60% de langue française ; avec la fusion, les
francophones formeront donc 53% de la population. Madame Harel,
entendez-vous respecter la Charte de la langue française et
faire du français la langue de cette nouvelle municipalité ou bien
utiliserez-vous vos pouvoirs discrétionnaires pour instaurer le
bilinguisme institutionnel ? Avez-vous l’intention d’ouvrir toutes
grandes les vannes de l’anglicisation lors des fusions semblables qui
suivront ? Le