Jacques Poisson Janvier 2001 La municipalité de Shawville dans le Pontiac devrait être «soustraite à l'application complète soustraite à l'application complète de la Charte de la langue française». C'est un membre de l'Assemblée nationale, le député libéral Robert Middlemiss, qui vient d'en faire la proposition au nom de la «paix sociale». Incroyable! Jusqu'où ira le mépris du français par une certaine minorité anglophone québécoise et par ses représentants? Le Mouvement estrien pour le français proteste énergiquement contre cette effronterie qui, si elle se concrétisait par faiblesse gouvernementale, obligerait les francophones à quêter le français sur le territoire du Québec, comme en de nombreux endroits de l'île de Montréal. C'en est déjà trop que les francophones hors Québec soient continuellement en situation de quêteux. Suggérer d'occulter le français dans les services publics et commerciaux d'une région du Québec, pays du français langue officielle, quelle anormalité. Dans ce même Québec, les services en langue anglaise sont disponibles partout, pour tous les anglophones.. En plus de faire vivre quotidiennement l'anormalité aux nombreux francophones du Pontiac, Shawville veut légaliser son refus du fait français. La vase déborde. La situation linguistique dans ce coin de pays où l'on ridiculise ouvertement la Charte de la langue française est connue depuis longtemps. Qu'agissent enfin, de leur propre initiative, la Commission de protection de la langue française et l'Office de la langue française (qui omettent, probablement en raison d'interférence gouvernementale, d'exercer efficacement leurs pouvoirs d'intervention) de façon à ce que la langue officielle du Québec soit respectée et pour éviter que les francophones du Québec soient bafoués. Qu'avec imagination et un sursaut de courage, le gouvernement Bouchard (contrairement à ce qu'il vient de se laisser passer par Alliance anti-Québec dans les 16 régies régionales de la santé ) requiert de la part de toutes les administrations publiques, industrielles et commerciales du Pontiac des Programmes de services pour les personnes d'expression française. Cela, sans que le Gouvernement craigne le ridicule, si c'est le prix à payer pour que la langue française soit réellement LA langue officielle partout au Québec, y compris dans le Pontiac et à Shawville en particulier. Il serait intéressant de savoir de monsieur Jean Charest, député de Sherbrooke et chef de l'opposition officielle, si monsieur Middlemiss reflétait la position des libéraux en suggérant la création de ghettos anglais au Québec |