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Filles de petite vertu ces jeunes femmes arrivées en 1665 pour peupler la Nouvelle-France? L'on notera plutôt qu'elles avaient été sélectionnées une à une par les religieuses et qu'elles étaient en bonne santé. La preuve? Vingt ans plus tard, elles avaient fait tripler la population. Envoyées par Louis XIV à la demande de Jean Talon, ces filles avaient en moyenne 24 ans. Elles venaient pour la plupart de l'Hôpital général de Paris, un hospice où étaient gardés les pauvres et les enfants abandonnés. Elles débarquaient avec une dot du roi de 50 à 100 livres et, six mois plus tard, étaient généralement mariées. Une belle dot L'expression Filles du Roy sous-entend que ces immigrantes sont
les pupilles de Louis XIV et qu'à titre de protecteur, celui-ci supplée aux devoirs de leur père naturel en veillant sur elles et
en les dotant. En Nouvelle-France, entre 1663 et 1673, la question de la dot prend une importance particulière, puisque les
autorités vont inciter, sinon forcer les hommes à les épouser. Des femmes bien portantes Les filles cherchaient des hommes qui
avaient une maison ou une terre, dit-il. Les colons, de leur côté, essayaient de
choisir les femmes les plus âgées et les mieux portantes pour le travail de la
ferme. On les présentait les uns aux autres lors de soirées
organisées. Il y avait ensuite l'étape du notaire, puis celle de l'église. Filles du roi ou filles à marier L'expression «Les Filles du Roy» s'applique exclusivement aux femmes et aux filles ayant émigré en Nouvelle-France entre 1663 et 1673. Ces jeunes femmes en âge de se marier et de procréer sont appelées ainsi parce que les dépenses liées à leur transport et à leur établissement, de même que la dot de certaines d'entre elles, ont été assumées par le trésor royal. La recrue féminine de 1668 compte 78 Filles du Roy. La plus grande partie du groupe est d'origine française, mais on y trouve quelques filles issues d'autres peuples. Selon Marie de l'Incarnation, on y trouvait une Maure, une Portugaise, une Allemande, une Hollandaise... Si elles n'éprouvent généralement pas de difficulté à
se trouver un
mari, quelques-unes en rencontrent dans l'adaptation à la vie quotidienne en Nouvelle-France. La raison en est simple puisque,
selon Marie de l'Incarnation, il s'agit de citadines, peu ou pas
préparées au travail de la terre. La plupart des Filles du Roy sont des célibataires d'origine modeste. Bon nombre sont issues de familles terriennes, plusieurs sont orphelines. Parmi elles se sont glissées quelques veuves dont certaines ont déjà donné naissance à un enfant. Des filles bien élevées Entre leur arrivée à Québec et leur mariage, les Filles du Roy sont placées sous la protection de religieuses, de veuves ou de familles. Elles sont logées et nourries. Sources: Radio-Canada et le MVNF
Pour d'autres renseignements, s.v.p. visiter le Musée de la civilisation à Québec |