Le 15 février 2001

 

N. B.  Ajout du MEF

Mordecai Richler, "A reporter at Large. Inside/Outside", New Yorker, le 23 septembre 1991, p. 40-46.

"Families of a dozen children were not uncommon. This punishing level of reproduction, which seemed to me to be based on the assumption that women were sows."

 

Traduction du MEF :

« Les familles d'une douzaine d'enfants n'étaient pas rares. Ce niveau de reproduction punitif me semble avoir été fondé sur l'hypothèse que les femmes étaient les truies. »

 

 

 

«Cette fécondité exténuante qui revenait à prendre les femmes pour des truies était impunément encouragée par l'abbé Lionel Groulx.»  Mordecai Richler

 

Le discours sur l'antisémitisme au Québec

Examinons maintenant, tel qu'on le trouve dans son article du New Yorker et dans son livre, le contenu de l'incursion Richler dans le domaine du commentaire politique. Ses écrits sont d'une importance considérable pour le Québec et le Canada, étant donné l'énorme impact qu'ils ont eu sur l'opinion au Canada anglais. Oh Canada! Oh Québec! connut un grand succès et, entre autres retombées, la B.B.C. invita son auteur à monter un documentaire sur le Canada français. Ce qui s'est fait.

Il entame avec le débat linguistique et les initiatives du gouvernement québécois pour légiférer sur l'usage du français. Une telle législation, proteste-t-il, va à l'encontre du libéralisme, est mal avisée et même ridicule. Son argumentation est fondée sur les droits individuels et sur la culture politique du Canada telle qu'enchâssée dans la Charte des droits et la Constitution de 1982. Cette culture implique un déplacement des valeurs politiques antérieures à 1982; la souveraineté parlementaire et la Charte des droits individuels sont des concepts irréconciliables; également irréconciliables sont une Constitution désormais écrite et le concept d'une constitution non écrite telle qu'existante antérieurement à 1982.

En dépit de son âge, M. Richler fait preuve d'ignorance et même de mépris pour la culture politique du Canada de son enfance dans le traitement qu'il accorde à la clause «nonobstant». Cette clause, il la présente comme une aberration et non comme ce qu'elle est: le fruit d'une tentative de conciliation entre la dispense des nouveaux droits et la souveraineté parlementaire telle qu'elle existait jusqu'alors dans les institutions politiques canadiennes. Le lecteur non canadien - et, manifestement, le livre est écrit pour lui - ne devinera jamais qu'il y avait, pour introduire cette clause sans doute maladroite, des raisons fort légitimes visant la sauvegarde des fondements majeurs de notre culture politique.

Le commentaire de M. Richler sur la question de la langue en amène un autre sur l'émergence du parti Égalité et de son leader juif en réaction au succès électoral du nationalisme, et encore un autre, dans le chapitre huit, sur la question juive au Québec. On en arrive ainsi, au chapitre neuf, à un commentaire sur l'antisémitisme au Québec. Au chapitre dix, nous voici saisis du problème: «
From the beginning, French-Canadian nationalism has been badly tainted by racism. The patron saint of the independantists, the Abbé Lionel Groulx was not only a virulent anti - Semite but also a nascent fascist, an unabashed admirer in the thirties of Mussolini, Dollfuss and Salazar.»

Dans les dix-huit pages qui suivent, le lecteur se voit offrir, entre autres choses, une mise en accusation détaillée de Groulx qui, huit pages plus loin, devient un fasciste accompli par opposition au fasciste «naissant» qu'il était. André Laurendeau, réputé coprésident de la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme, et, par association, Jean Drapeau et Claude Ryan, sont des disciples de Groulx qui propagent l'antisémitisme et le nationalisme d'extrême droite véhiculé par les Jeune-Canada et affiché dans les pages de L'Action nationale et du Devoir. «Ce fut une décennie [1929-1939, la période couverte par l'étude de E. Delisle] durant laquelle les effusions racistes du Devoir ressemblent davantage à Der Stürmer qu'à n'importe quel autre journal auquel je puis penser.» Duplessis était «un truand politique» dont «la bande de bandits» étaient «inspirés par une cupidité sans vergogne».

Peiné de ce que «presque tout a été fait pour que la jeunesse anglophone, même parfaitement bilingue, se sente de trop au Québec», il termine son livre par une allusion plus mélodramatique que fondée, surtout pour le lecteur étranger: «
All I ask is that the new republic [an eventual independent Quebec] allow the remaining Anglophones time enough to pack and join their children in other provinces or the United States and that they be allowed to take their goods with them».

Le livre de M. Richler est délicieux et de lecture amusante. Plusieurs de ses observations et de ses anecdotes sont pénétrantes et portent à réflexion. Mais ce qui gâche le livre, lequel, après tout, prétend porter sur le Canada, c'est qu'il est écrit dans la perspective de quelqu'un qui se juge au-dessus du provincialisme et des «démons» de la réalité historique canadienne. L'ouvrage est en définitive une contribution douteuse à la compréhension de la société canadienne. L'auteur, bien qu'il soit né et qu'il ait grandi au Canada, n'appartient déjà plus à ce monde dont il parle. De fait, ses écrits politiques ont presque tous été rédigés pour des revues anglaises ou américaines. Il le dit lui-même: «Je pourrais tout aussi bien et même mieux fonctionner en Angleterre, où j'ai vécu vingt ans, ou aux États-Unis.»

C'est cette perspective cosmopolite qui lui permet de rejeter la question anglais-français comme un chamaillage des soi-disant peuples fondateurs». Les traditions anglaise et française du Canada ainsi que leur rôle dans l'établissement et le maintien d'une société distincte de la société américaine sur la moitié septentrionale de ce continent sont traitées avec dédain. La clause nonobstant de la Charte est une «passoire légale».

Le Dominion du Canada de 1867, formé de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario et du Québec était davantage un «grand espace vide» qu'un ensemble de communautés bien établies qui fonctionnaient séparément sous l'égide de la Couronne britannique. L'Acte de l'Amérique britannique du Nord avait pour but de choyer le Québec, et les gouvernements québécois qui réclamaient un statut spécial étaient des «entêtés».

De toute évidence, Mordecai Richler est un Canadien moderne pour qui la véritable histoire du Canada débute en 1982 avec la Constitution et la Charte. Il admet que la Charte ne fait que garantir des libertés déjà acquises mais pour lui, Charte et Constitution sont les jalons d'une révolution néo-libérale, culturelle et politique qui évacue tout ce qui existait auparavant, quand le Canada n'était pas un «vrai» pays. M. Richler est de ces gens qui voient dans l'échec de Meech la consécration de leur vision. Parmi eux, les principaux chasseurs de sorcières dans les médias sont David Bercusson, Michael Biehels et Michael Bliss. Ce dogme néo-libéral qui fait de la clause nonobstant un affront à la liberté est bien à la portée des lecteurs de M. Richler, qu'ils soient Anglais ou Américains.

En toute équité, on doit admettre qu'il faut être Canadien pour comprendre une Charte des droits qui protège l'individu contre le gouvernement sauf quand le gouvernement en décide autrement! Toutefois, la vision de M. Richler fait problème parce qu'elle n'envisage pas la continuité du Canada que nous avons connu, sans parler du Québec. Elle relègue une bonne partie de notre culture politique d'avant 1982 au rang du provincialisme, de la dernière mesquinerie quand ce n'est pas simplement du tribalisme. Philip Lawson l'a récemment démontré en 1989, la classe politique britannique du dix-huitième siècle estimait que la société québécoise et la légitime fierté de son peuple étaient des valeurs à sauvegarder.

Cette attitude lui valut la loyauté des «nouveaux sujets» de Sa Majesté au moment où les Américains, durant la guerre de la Révolution, tenaient un siège de cinq mois devant Québec. À ce moment, le sort du Canada de M. Richler ne tenait qu'à la défense de la ville de Québec. On peut pardonner à un lecteur étranger de ne pas deviner que M. Richler, né à Montréal, a été un sujet britannique, et britannique seulement, durant les seize premières années de sa vie et de ne pas être au courant du fait que le parlement du Québec, plus tard composé de «truands et de
bandits», accorda les libertés civiles aux Juifs un quart de siècle avant l'Angleterre.

En dépit de son talent littéraire, et parce que sa conscience historique est inadéquate quant au contenu des événements dont il parle, ses affirmations constituent une lecture des événements selon une logique qui n'était pas et qui, pour certains d'entre nous, n'est toujours pas celle du contexte. Emporté par la cohérence qu'il s'invente pour l'interprétation de l'histoire du Québec, M. Richler devient la proie des demi-vérités. À preuve, je souligne une énormité dans un paragraphe qui, comble d'ironie, débute par les mots «encore une fois, nous avons affaire à des demi-vérités». La voici: 

«Un des buts avoués de la rébellion des Patriotes en 1837-1838 était d'étrangler tous les Juifs du haut et du bas Canada et de confisquer leurs biens.»

D'un trait de plume, toute une génération de Canadiens français est noircie. Bien plus, comme les Patriotes sont supposés avoir inclus les Juifs du Haut-Canada dans le pogrom qu'ils préparaient, et comme les chefs rebelles des deux colonies agissaient de concert, faut-il inclure les rebelles du Haut-Canada dans ce projet abject? Peut-on en déduire ou, plus précisément, est-ce qu'on déduira avec M. Richler que William Lyon Mackenzie et les autres chefs rebelles du Haut-Canada étaient complices de l'éventuel assassinat de tous les Juifs? M. Richler porte cette invraisemblable accusation comme si l'intention des Patriotes d'étrangler les Juifs, aussi bien dans le Haut-Canada que dans le Bas-Canada, était une vérité établie de l'historiographie canadienne. Où donc a-t-il fait cette extraordinaire découverte? La genèse de cette opinion voulant que les Patriotes québécois de 1837-1838 étaient antisémites au point de souhaiter l'assassinat de tous les Juifs à l'horizon est très révélatrice du genre de demi-vérités perpétuées par la perspective néo-libérale de M. Richler et de la nouvelle sensibilité antisémite qui a cours au Canada, ce dont nous traiterons plus loin.

D'abord, notons que l'auteur, M. Richler, qui, ailleurs, quand il les cite, identifie spécifiquement les numéros du journal Le Devoir parus avant la guerre de 1939, ne donne pas la moindre référence quand il s'agit d'accuser les Patriotes. Le «fait» est largué dans le texte sans justification autre que celle de réfuter Léandre Bergeron qui, dans son histoire du Québec, crée une mise en scène des Patriotes selon sa propre réinterprétation de l'histoire, réinterprétation inspirée d'une autre orthodoxie, le marxisme des années 60 et 70 au Québec.

La question demeure: Où Mordecai Richler a-t-il trouvé cette veine
d'antisémitisme? De tous les auteurs mentionnés dans son livre, il en est un qui avançait pareille affirmation, celui que M. Richler appelle «l'indispensable Mason Wade». En effet, à la page 190 du premier tome de The French-Canadians 1760-1967, quand il décrit les projets des Patriotes de 1838, par opposition à ceux de 1837, Mason Wade écrit, sans autre commentaire: «Tous les Juifs devaient être étranglés et leurs biens confisqués». Nous présumons que c'est la source de M. Richler parce qu'il cite Mason Wade mais ce pourrait être de Fernand Ouellet également. Il est peu probable qu'il soit allé la chercher chez David Rome, qui discute amplement de la question.

Si Richler tient son information de Mason Wade, il a amplifié l'accusation en impliquant les insurgés de 1837 (les leaders n'étaient pas les mêmes) et en incluant dans les Juifs visés aussi bien ceux du Haut Canada que ceux du Bas-Canada. On peut sans doute excuser M. Richler d'avoir extrapolé et mis dans le même sac toute la population juive et tous les leaders rebelles car il ne se souvenait peut-être pas exactement où il avait trouvé ça dans Mason Wade. Je me sens d'autant plus clément envers lui que je ne me souvenais pas moi-même de cette affirmation lue dans Wade il y a quelque trente ans. Les sensibilités évoluent considérablement en un quart de siècle. De tous les universitaires canadiens qui ont lu Mason Wade dans les trente années qui ont suivi la parution de son livre en 1955, combien ont retenu cette citation?

Posez-vous la question: l'aviez-vous remarquée? Ou plutôt: vous souvenez-vous de l'avoir remarquée? Dans mon cas, l'indifférence relève peut-être de ce que M. Richler appelle «WASP boorishness»; à moins qu'il ne s'agisse, comme le suggère Weinfeld dans The Jews of Canada, d'un antisémitisme tel que défini en termes contemporains. Peut-être même que tous ceux qui sont restés indifférents devant le constat dramatique de Mason Wades sont anti sémites? Mais pour savoir ce qu'est ce nouvel antisémitisme contemporain il nous faudra revenir à Weinfeld.

Revenons pour le moment aux Patriotes qui se proposent d'assassiner les Juifs. Mason Wade est décédé mais, au moins, il a cité la source de son information. Il s'agit d'une communication de l'abbé Ivanhoé Caron à la Société royale du Canada en 1926: «Une société secrète dans le Bas-Canada en 1838: L'Association des Frères Chasseurs». L'article de l'abbé Caron est, quant à lui, basé sur des dépositions faites auprès des autorités de l'époque par des individus qui, pour la plupart, voulaient faire preuve de leur loyauté après les événements.

L'une de ces dépositions est celle de Joseph Bourdon en date du 2 novembre 1838, une journée avant le déclenchement des hostilités. Bourdon avait été payé par le surintendant de la police de Montréal pour s'infiltrer chez les Chasseurs. Il répète ce qui lui aurait été dit quelque quinze jours auparavant par un certain Frederick Glackmeyer qui assermentait les membres de la société secrète des Chasseurs et qui recevait les contributions financières.

Dans sa déposition de huit pages, Bourdon relate, entre autres choses, que Glackmeyer lui avait dit que: «tous les Juifs, avec Benjamin Hart en tête, seraient étranglés et leurs biens également confisqués». Quatre autres individus firent des dépositions où Glackmeyer est cité et aucune ne fait mention des Juifs. Toutefois, l'un d'eux, un M. Bertrand, rappelle que Glackmeyer, toujours bavard et imprudent, lui avait dit que les officiers des régiments britanniques seraient arrêtés dans leur sommeil et assassinés dès que Nelson en donnerait l'ordre.

Glackmeyer, toujours selon Bourdon, affirmait également que la majorité des soldats britanniques des garnisons de Montréal et de Québec avaient déjà été assermentés dans la société des Chasseurs!

Glackmeyer, un marchand, était ami et complice d'un organisateur des Patriotes du nom de Jahn McDonell, un avocat montréalais, fils d'un officier britannique ayant épousé une Canadienne-française. Lui-même était en contact avec Robert Nelson, chef du soulèvement de 1838 et parent de Lord Nelson, héros de Trafalgar. Glackmeyer, McDonell et Nelson, un véritable guêpier de racistes canadiens-français! Ce dont il est question ici, c'est du ouï-dire rapporté par un indicateur de police dûment payé. Et les propos en question, entendus plus de deux semaines plus tôt, sont d'un individu d'ascendance non canadienne-française qui assistait un organisateur des Patriotes. Ce Glackmeyer était pour le moins enclin à des déclarations exagérées qui, à ma connaissance, n'ont été confirmées par aucune documentation ni corroborées par le moindre témoignage. L'intention prêtée aux Patriotes d'exterminer les Juifs est donc basée sur le ouï-dire d'un indicateur qui n'était pas en contact direct avec les leaders des Patriotes canadiens-français plutôt que sur une documentation écrite sur le mouvement et sur ses chefs.

D'autre part, il existe une documentation écrite sur l'intention des Patriotes de liquider une entière catégorie d'individus... les Royalistes. Dans un formulaire du serment d'initiation des «Frères Chasseurs», formulaire retrouvé et reproduit par Caron dans Le Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour l'année 1926, on peut lire que les initiés doivent savoir que «le but de la dite association était d'égorger, à une époque marquée, tous les Royalistes...». Quel langage sanguinaire, typique pourtant du républicanisme genre dix-neuvième siècle. Le même document avertissait les assermentés que les traîtres à la rébellion auraient la gorge tranchée jusqu'à l'os! Incidemment, nous pardonnera-t-on de demander pourquoi Mason Wade ne parle pas des intentions sanguinaires des Patriotes à l'endroit des Royalistes et des bureaucrates, intentions dont il est également question dans la communication de l'abbé Caron d'où il a tiré son propos sur les Juifs? Mason Wade, un Américain et l'héritier culturel d'un soulèvement réussi contre les mêmes Royalistes, trouvait peut-être que le projet d'assassinat de Royalistes était chose trop banale pour être mentionnée.

La chose importante reste que Richler, et Mason Wade avant lui, ont proclamé qu'un des objectifs des Patriotes était d'étrangler tous les Juifs alors que cette prétention ne s'appuie sur aucune documentation historique valable. Il s'agit d'une calomnie à l'endroit des Canadiens-français et tous ceux qui la perpétuent devraient présenter leur documentation ou alors se rétracter et s'excuser. C'est sur la foi de prétentions aussi mal fondées que repose l'affirmation générale de M. Richler au début de son livre: «Dès le départ, le nationalisme canadien-français a vilainement été teinté de racisme.» Dans le cas de cette accusation globale, le contexte laisse croire que Richler pensait surtout aux années 30 puisqu'il parle de Groulx dans la phrase suivante; toutefois, il dit «dès le départ, le nationalisme canadien-français» et ce
nationalisme existait bien avant la décennie 30 de ce siècle-ci. Même en admettant une erreur de contexte de sa part, ceux qui le citeront ne feront que perpétuer la même demi-vérité.

Le livre de M. Richler est louangé (par The Gazette et Bishop's °ajout du MEF°) parce qu'il démontre «l'enfantillage, la stupidité et la courte vue des lois linguistiques québécoises et leur application à la gestapo par de minables bureaucrates». Sa «douloureuse lamentation sur la fin d'une société montréalaise libérale, tolérante et authentiquement pluraliste» se faisait attendre depuis longtemps. Son «intervention dans le débat constitutionnel était grandement bienvenue partout au Canada» et les Juifs de Montréal «avaient finalement trouvé une voix puissante, instantanément reconnaissable» pour leur cause «qui serait entendue à travers la province, la nation et jusqu'aux États-Unis». On pardonnera à un lecteur moins convaincu de se demander comment concilier l'antisémitisme raciste et virulent du Québec d'avant-guerre et une population qui «demeure encore la plus antisémite de tout le Canada» avec la société montréalaise libérale, tolérante et authentiquement pluraliste de la jeunesse de M. Richler.

Le délire d'Esther Delisle, qui se répercute dans les écrits de M. Richler, a cristallisé au Canada anglais et à l'étranger la perception d'une société québécoise à tendance fasciste.

Moi aussi je tiens à la remémoration de toutes les choses passées, «The Remembrance of All Things Past», et c'est pourquoi jeune homme, en 1962, j'ai visité Auschwitz, avant d'avoir entrepris de trouver les tombes de Samuel Lount et du capitaine Mathews, mes héros «Patriotes».

Gary Caldwell

L'Agora


Références :

Delisle, Esther, «Le Traître et le Juif: Lionel Groulx, Le Devoir et Le
délire du nationalisme d'extrême droite dans la province de Québec, 1929-1939, Éditions Étincelles», Montréal, 1992 (b).

Delisle, Esther, The Traitor and the Jew: Anti-semitism and the delirium of extremist right-wing nationalism in French Canada from 1929-1939, Robert Davis Publishing, Montréal, 1993.

 

 

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