De nouvelles études confirment l'absence de droits ancestraux à la race rouge

Le mercredi 30 octobre 2002

De nouvelles études secrètes obtenues en vertu de la Loi d'accès à l'information viennent appuyer les conclusions d'études déjà rendues publiques à l'effet que les Amérindiens du Québec, de la Côte Nord à la rivière des Outaouais, n'ont pas de droits ancestraux (privilèges raciaux) sur les territoires où ils sont installés.

En août, Radio-Canada dévoilait le résultat d'études effectuées par le professeur Nelson-Martin Dawson pour le compte du gouvernement du Québec et d'Hydro-Québec. M. Dawson concluait que les Amérindiens n'ont pas de droits ancestraux sur les terres, car ils n'ont pas occupé ces territoires de façon continue, comme peuples ayant la même origine et la même langue, conformément à la définition des droits ancestraux établie par la Cour Suprême du Canada. Les nouvelles études, plus d'une trentaine en tout, viennent confirmer les conclusions de M. Dawson.

 

Extrait de l'Approche commune

3.3 RECONNAISSANCE DES DROITS ANCESTRAUX ET CERTITUDE

3.3.1 Les droits ancestraux, y compris le titre aborigène, de chacune des Premières Nations seront reconnus, confirmés et continués sur Nitassinan par le Traité et la législation de mise en vigueur. Dorénavant, ces droits seront également protégés par le Traité. 

 

Ces études effectuées pour le compte du gouvernement du Québec, viennent en contradiction avec l'entente de principe conclue en juin dernier entre Ottawa, le gouvernement péquiste et les Innus de la Côte-Nord et du Saguenay.

Depuis le début des années 90, une dizaine de spécialistes ont étudié dans le grand secret, pour le compte du ministère de la Justice et Hydro-Québec, les origines des premières nations du Québec.Nouvelles études sur privilèges les raciaux indiens

Essentiellement, il s'agit d'études cartographiques, historiques et linguistiques sur les Indiens du Québec.

Ces études démontrent que les Indiens vivant entre la Côte-Nord et la rivière des Outaouais ne sont pas les mêmes de par leur origine, que ceux qui se trouvaient sur ces mêmes territoires à l'arrivée des premiers européens.

Le ministère de la Justice garde toujours sous clé, un certain nombre de ces études et refuse d'en préciser la teneur.

Toutes ces études ont été rédigées avec un but bien précis: faire échec aux revendications indiennes sur le territoire québécois et réfuter les prétentions des soi-disant premières nations sur leurs supposés droits ancestraux. De tels droits ancestraux sont maintenant reconnus dans l'Approche commune, c'est-à-dire dans l'entente de principe conclue récemment entre le gouvernement péquiste, Ottawa et les Innus-montagnais.

Le mandataire spécial du gouvernement péquiste et créateur de l'entente de principe, Guy Chevrette, a affirmé quant à lui n'avoir jamais pris connaissance (sic) de ces études qui font des milliers de pages. «Je sais que ça existe, mais je ne sais pas ce qui doit être rendu public», a déclaré Chevrette, qui amorce ces jours-ci ses rencontres avec des résidents de la région du Saguenay Lac Saint-Jean, pour tenter de faire avaler l'entente clandestine conclue avec les Indiens.

Source de l'information : RC


Question :

Pourquoi le gouvernement péquiste reconnaît-il des droits ancestraux qui n'existent pas selon les spécialistes retenus par le ministère de la Justice et Hydro-Québec?


Voir aussi :

Les Innus-montagnais

 

 

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