Lundi 23 décembre 2002 Saviez-vous que ce sont les Religieuses de Jésus-Marie qui ont fondé le Collège Jésus-Marie qui, aujourd'hui, est devenu l'Université de Moncton, Campus de Shippagan. Cette Congrégation fut fondée en 1818, à Fourvière en France, par Claudine Thévenet qui, en 1993, était canonisée par Sa Sainteté Jean-Paul II. La vie de cette femme fut vraiment extraordinaire, ce qui permit à sa Congrégation de se répandre, très rapidement en France ainsi que dans 26 autres pays situés un peu partout dans le monde. L'arrivée des Religieuses Jésus-Marie, au Canada, date de 1855 alors que Monseigneur Baillargeon, évêque du Québec, désirait obtenir «des religieuses capables d'enseigner le français, l'anglais, le piano, etc.» Exigence assez curieuse en ce qui avait trait à l'enseignement de l'anglais au Québec. Donc, un premier contingent de six religieuses s'établissaient à Lauzon à la fin de décembre 1855 et le 2 janvier 1856, elles accueillaient leurs premières élèves. Le curé Routhier, qui les surveillait étroitement, se demandait si les élèves allaient réussir leurs examens mais il devait bientôt se rendre compte que ces religieuses étaient de véritables éducatrices dont la réputation allait bientôt faire le tour du Québec pour, finalement, essaimer en Acadie dans des circonstances assez particulières. L'abbé Alfred Trudel, curé de Lamèque, désirait ardemment attirer une Congrégation de religieuses enseignantes dans sa paroisse où il constatait le besoin de professeurs bien préparés pour assurer une formation adéquate aux jeunes de la région. Or, comme il avait deux de ses soeurs qui étaient membres de cette Congrégation, ainsi que deux cousines, il lui fut relativement facile d'établir des contacts avec la Mère Supérieure, si bien que le 13 avril 1913, une délégation de trois religieuses arrivaient à Lamèque pour explorer les lieux. Fort bien accueillies, on attendait une réponse favorable mais comme la décision retardait, l'abbé Trudel se mettait à l'oeuvre et construisait un fort beau couvent dont il surveilla lui-même la construction.. Il était donc devenu quasi impensable, pour la Congrégation, de ne pas accéder à sa demande, si bien que le 6 août 1918, en pleine guerre mondiale, quatre religieuses arrivaient à Lamèque, dans un bateau, bien décoré, où elles étaient accueillies au son du carillon de l'église paroissiale et du chant de l'Ave Maris Stella, signes évidents de la joie des habitants du village. C'était le début d'une belle histoire qui dure encore dans cette région où ces religieuses ont essaimé dans toute l'île. Aujourd'hui, on se souvient encore de la première supérieure du couvent de Lamèque, Soeur Saint-Alexandre, dont le zèle, le savoir-faire et la bienveillance ont laissé des traces indélébiles, chez les anciennes et les anciens élèves de ce couvent qui a joué un très grand rôle dans le développement de toute l'île. On a même appelé la principale école de Lamèque « École Soeur Saint-Alexandre ». Le travail admirable qui s'accomplissait sur l'Île de Lamèque ne manquait pas d'attirer l'attention du curé de Shippagan, le Père Livain Chiasson, qui voyait la nécessité de doter sa paroisse d'une communauté religieuse. Après de nombreuses démarches, le 8 août 1948, arrivait, à Shippagan, un premier groupe de huit religieuses qui, en attendant l'ouverture de leur couvent, enseigneront à l'École Supérieure Régionale de la paroisse. Au mois de septembre 1949, on assistait à l'ouverture officielle de leur magnifique couvent qui comprenait un noviciat, un pensionnat, de nombreux locaux d'enseignement ainsi qu'une résidence pour les religieuses. Avec l'ouverture de leurs premières classes indépendantes, commençait une belle et grande histoire qui devait établir, pour toujours, l'oeuvre de cette congrégation à Shippagan. Les Religieuses Jésus-Marie, tout
particulièrement Soeur Irène Léger, Mademoiselle Esther Robichaud et un
groupe de citoyens avaient un grand rêve, soit l'ouverture d'un collège
classique pour les jeunes filles de la Péninsule Acadienne. Comme ce rêve câdrait
bien avec la mission des Religieuses de Jésus-Marie, il leur fut facile
d'entreprendre le projet de transformer le couvent en Collège classique féminin. Source de l'information : Acadie Nouvelle |