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OKA
Chronologie
- Dimanche 11 mars 1990
- Se foutant de la loi, des Mohawks (Warriors) érigent un barrage
à Kanesatake soi-disant dans le but d’empêcher l’agrandissement du
terrain de golf dans la municipalité d’Oka.
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- Vendredi 6 avril 1990
- La législature terre-neuvienne, avec
Clyde
Wells à sa tête, rescinde sa ratification de l’Accord du lac
Meech
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- Mardi 22
mai 1990
- Lucien Bouchard, ministre au sein du
cabinet fédéral, et d’autres députés québécois à la Chambre des
communes, démissionnent. Ils déclarent ne pas pouvoir accepter une
dilution des cinq conditions minimales posées par le Québec pour réintégrer
la Constitution canadienne.
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- Mardi 12 juin 1990
L'Indien Elijah
Harper, député néo-démocrate au
parlement du Manitoba, utilise des artifices de procédures et reçoit
l'appui hypocrite de la majorité des autres députés manitobains pour bloquer le dépôt de ratification de
l’Accord du lac Meech.
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- Vendredi 22 juin 1990
- À Terre-Neuve, Clyde Wells
renie sa signature et refuse
de ratifier l’Accord; il ajourne sine die les travaux du parlement
terre-neuvien.
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- juin 1990
- Terre-Neuve et le Manitoba n’ont toujours pas entériné
l’Accord, « Mulroney, sentant
la soupe chaude, force une troisième signature personnelle de ses
dix homologues provinciaux. Peine perdue » [Lesage, Gilles. « L’égarement
dans le labyrinthe constitutionnel » in : Le Devoir, 5
octobre 1996, p. A10.]. Mulroney
convie tous les premiers ministres à Ottawa. Début d’un marathon
d’une semaine. Après des batailles à huis clos, un compromis
fragile se dégage pour ensuite être réduit à néant. Les
sondages d’opinion indiquent une opposition solide des anglophones
à l’égard de l’accord du lac Meech… Lucien
Bouchard et les autres députés, qui ont quitté le Parti
conservateur, créent le Bloc québécois dont la raison d’être sera de siéger au parlement fédéral pour
y défendre les aspirations traditionnelles du Québec et de paver
le chemin menant à la souveraineté. Ils élisent Lucien
Bouchard comme chef de parti.
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- Vendredi 22 juin 1990
- Robert Bourassa déclare en
chambre : « Le
Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi
qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et
pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer
son destin et son développement. »
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- Samedi 23 juin 1990
- Expiration du délai pour signer
l’Accord
du lac Meech : Terre-Neuve et le Manitoba, parce qu’ils
n’ont pas entériné cet accord, rendent l’Accord du lac Meech
caduc. Les sondages montrent que 60 % des Québécois veulent
l’indépendance.
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- Robert Bourassa annonce que les négociations
constitutionnelles seront désormais bilatérales :
entre le Canada et le Québec. Le premier devra formuler des
propositions « acceptables » pour le second qui
cherchera, de son côté, à dégager un consensus au sein de sa
population quant à l’avenir constitutionnel du Québec.
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- Mercredi 11
juillet 1990
- Crise d’Oka :
La Sûreté du Québec cherche à démanteler
un barrage que les
Mohawks ont érigé; un groupe de bandits armés de mitraillettes tirent sur les
policiers. Des centaines de coups de feu
sont échangés. Les Mohawks tirent en direction de l'abdomen des
policiers. Le caporal Lemay, venu avec des collègues prêter
main-forte aux camarades de Montréal, est mortellement atteint.
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- août 1990
Crise d’Oka : Robert Bourassa
suspend les négociations honteuses avec les Warriors et
demande à l’armée d’intervenir, ce qui met fin à cette
agression sauvage de la mafia mohawk, laquelle agression perdurait
depuis 78 jours.
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- Jeudi 3 septembre 1992
- La loi 150 est amendée pour faire
en sorte que le référendum du lundi 26
octobre 1992 ne porte plus sur la souveraineté du Québec,
comme initialement prévu, mais bien sur les propositions de
Charlottetown. Ces dernières, en plus de confiner le Québec au
simple statut d’une province parmi dix autres, (niant ainsi le
principe depuis longtemps reconnu des deux peuples fondateurs du
Canada), privent le Québec des compétences utiles et nécessaires
à son développement : contrôle sur la formation de la
main-d’œuvre, le développement régional, l’immigration, etc.
La composition du Sénat canadien est également modifiée de telle
façon que le poids du Québec dans cette Chambre haute en
soit diminué.
- Robert Bourassa reconnaît
« que ce n’est pas le pactole, ni tout à fait le lac
Meech, mais qu’il a fait des gains substantiels » [Lesage,
Gilles. « L’égarement dans le labyrinthe
constitutionnel » in : Le Devoir, 5 octobre
1996, p. A10.]. Il tente de convaincre ses militants,
mais il fera face à un schisme : Jean
Allaire fonde un groupe de réflexion (auquel prend part Mario
Dumont, le président de l’aile Jeunesse du Parti libéral),
puis le Parti de l’action démocratique.
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- Lundi 26 octobre 1992
- Référendum
pan canadien sur
l’Accord de Charlottetown : Résultat pan canadien : 56,68 % : NON; 43,32 % :
OUI.
(Résultat québécois : 57 % : NON. Résultat
dans le reste du Canada : 54 % : NON). Les Québécois
rejettent l’accord parce qu’ils n’y voyaient rien qui
puisse satisfaire leurs revendications historiques. Les
Canadiens disent NON notamment parce qu’ils trouvaient que
l’Accord de Charlottetown accordait au Québec des
concessions qu’ils jugeaient inacceptables en plus de
proposer une vision de leur pays à laquelle ils ne peuvent
consentir. Il apparaît alors que le fédéralisme canadien
ne peut être renouvelé dans le sens des aspirations du Québec.
— C’est probablement cet échec cuisant qui convainc Robert
Bourassa de se retirer.
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- Mercredi 24 février 1993
- Démission du premier ministre conservateur
Brian
Mulroney.
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- Jeudi 6 mai 1993
- Robert Bourassa vote la
loi
86 qui permet l’affichage extérieur dans une autre
langue que le français. (Remarques
de l’écrivain Yves Beauchemin sur la loi 86 et le
bilinguisme au Québec)
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- Mardi 14 septembre 1993
- Robert Bourassa remet sa
démission.
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Bilans
divergents
Si vous posez la question à Ellen Gabriel, la porte-parole des Warriors
durant la crise d'Oka,
elle vous dira «que la communauté mohawk est restée cernée durant tout l'été
par l'armée.»
L'on sait que TOUS les Mohawks, incluant les Warriors, pouvaient
circuler librement, et que le ministre John Ciacia, l'«ambassadeur» du
gouvernement Bourassa auprès des bandits masqués, offrait sa marina comme port
d'attache à la mafia Warrior...
Selon la représentante du courant «traditionaliste» à Kanesatake, la
crise qui s'est déclenchée autour de l'érection d'un ghetto raciste s'éternisait.
Elle se serait soldée par un recul pour les Indiens. «La question de la
souveraineté des Mohawks sur leur terre n'a pas progressé d'un pouce. Les peuples
autochtones sont encore des citoyens de seconde zone et servent à la
moindre occasion de boucs émissaires (sic). Les gouvernements fédéral et provincial
se renvoient la question comme une balle de ping-pong et, le pire, c'est que
notre conseil de bande travaille maintenant pour eux, contre nous.»
Pourtant, Eric Maldoff, ancien président d'Alliance Quebec,
dirige maintenant le bal, mandaté par Ottawa pour agrandir et enrichir le
ghetto anglo-mohawk.
Ottawa dépossède maintenant les Québécois, avec leur argent, en
achetant les terres de la région d'Oka, afin de créer une immense enclave
anglaise hostile au Québec libre et français.
Pour ses basses manoeuvres anti francophones et anti
québécoises, Ottawa peut toujours compter sur Eric Maldoff.
L'anthropologue
Pierre Trudel exprime des réserves importantes devant le sombre
bilan d'Ellen Gabriel «S'il est vrai que le fédéral n'a pas encore réussi à se porter acquéreur
de toutes les propriétés qui lui permettraient de constituer à Kanesatake une
réserve au territoire suffisant, la
crise de 1990 en a certainement accéléré le processus en incitant plusieurs
Blancs à partir (sic). Après avoir eu à subir pendant un certain temps une
mainmise des Warriors», poursuit-il, «la communauté autochtone est
graduellement arrivée à les purger de ses rangs et à les remplacer par un
pouvoir politique légitime et modéré. La source majeure d'agacement (sic), la
surveillance policière de la Sûreté du Québec a fait place aux services de peacekeepers
plus en phase avec les citoyens (sic). Des mécanismes de concertation entre les différents
pouvoirs politiques et les différentes forces policières ont été établis
pour réduire les risques de tension.»
La Sûreté du Québec devrait normalement pouvoir accomplir son travail
PARTOUT au Québec sans être entravée par des polices raciales. À quand une
seule loi et une seule justice pour tous ?
«Ce sont des dossiers qui progressent très lentement», souligne Pierre
Trudel. «Montée progressivement en force chez les autochtones jusqu'à
l'été 1990, la logique de la violence s'est essoufflée, laissant la place à
une nouvelle modération. Soucieux d'améliorer la situation mais peu
enclin aux changements constitutionnels, les gouvernements supérieurs privilégient
la négociation au cas par cas d'une décentralisation de certains
pouvoirs».
Décentralisation ou pouvoirs parallèles ?
Rappelons qu'il
n'a fallu que 20 ans pour en arriver à ériger la république parasitaire et
raciale du Nunavut.
En 1990, la crise d'Oka fut un des moyens trouvés par Ottawa pour contrer
la marche du Québec vers son indépendance. La complicité d'Ottawa avec les
anglo-Mohawks (entrée tolérée d'armes de guerre, fuite voulue des agresseurs
mohawks, procès bidons devant les juges d'Ottawa, amputation du territoire
québécois, etc.) constitue une raison de plus de vouloir se débarrasser de ce
gouvernement étranger et hostile.
La crise des bandits mohawks a coûté la vie à un
Québécois, père de famille, crime toujours impuni. Les contribuables ont dû
débourser 112 millions de dollars, soit 71 millions $ en heures supplémentaires pour les
policiers et 20 millions $ en compensations financières à la population du secteur. À cela s'ajoute le déploiement des forces
militaires, dont le coût est évalué à 83 millions $.
À bas l'apartheid des réserves et les privilèges raciaux ! Fini le chantage de
terroristes, de criminels et des valets qui se présentent comme les
défenseurs des Indiens pour couvrir leurs agressions contre le peuple
québécois !
Les commentaires sont de Jacques Poisson
Notes
1- La langue d'usage des Mohawks est l'anglais, certains
parlent le mohawk et quelques-uns
connaissent aussi le français.
2- La population de Kanesatake : 1 798 personnes
[Source : Secrétariat aux affaires autochtones
(SAA)]
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