La
« paix des braves »
Cérémonie de signature de l’entente finale entre le
« Grand Conseil » des Anglo-cris et le gouvernement péquiste à Waskaganish
Le jeudi 7 février 2002
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Au
« pays » anglo-cri,
on affiche le français comme on l'estime.
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L'«
entente historique »
Dans leurs discours, tant Bernard Landry que le chef Ted Moses ont souligné le
caractère « historique » de l'entente, « une première au Canada » a estimé l'ineffable
anthropologue Rémy Savard. Moses a rendu hommage au « courage » du premier ministre Landry
pour la signature de l'entente. « Le Québec devient un chef de file dans l'application
des principes reconnus par les Nations-Unies pour le développement des autochtones, a-t-il déclaré. Le Québec pourra montrer que le respect des
autochtones est compatible avec son intérêt national ». M. Moses a conseillé au
gouvernement fédéral de s'inspirer de l'entente signée à Waskahgamish dans ses
négociations avec les autochtones.
Présent à Waskaganish, le président de l'Assemblée des « Premières
nations », Matthew Coon Come a lui aussi salué l'entente, y voyant « un type de coopération et
d'engagements financiers que le gouvernement fédéral devrait offrir aux autres
nations amérindiennes ».
Aucun référendum n'a
été tenu sur cette entente auprès des Québécois, qui en feront les
frais, contrairement à ce qui s'est passé auprès des bénéficiaires, les
Anglo-cris.
« La paix des braves » coûtera quelque 4,5 milliards $ aux Québécois. Les
Anglo-cris recevront 3,5 milliards $, suite au décret du gouvernement péquiste
+1 milliard $ de Hydro-Québec; le dernier montant ayant été imposé par le
gouvernement péquiste à la société d'état.
L'entente de
principe
« C'est un jour historique pour la nation crie et la nation du Québec, avait déclaré
Ted Moses le 23 octobre 2001 à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, le premier
ministre Landry et moi allons signer une entente de principe établissant une
nouvelle relation entre les Cris et le Québec. Cette entente mènera à la
signature d'une entente finale d'ici la fin de cette année. »
Le « grand chef » du « Grand Conseil » des Anglo-cris avait ajouté que cette
entente marquait un point tournant, « compte tenu de la décision des Cris du Québec
de mettre derrière eux le poids de l'histoire et d'accepter le défi de résoudre
nos différences d'une manière pacifique ».
Les Anglo-cris conviennent de la réalisation du projet
hydroélectrique Eastmain et du projet de dérivation de la rivière Rupert présentement
à l'étude par Hydro-Québec. Les Indiens s'engagent également à ne pas
intenter d'autres recours judiciaires contre le Québec relativement à
l'application passée de la CBJNQ (Convention de la baie James et du Nord québécois)
par le Québec. Évidemment, cela reste à voir...
En plus de la mise en place d'un comité de liaison permanent, les parties prévoient
un mécanisme de règlement des différends afin de s'assurer que les
recours aux tribunaux ou à d'autres tribunes ne s'effectuent « qu'en dernier
recours »...
Cet accord est considéré par les naïfs comme le nouveau « contrat type »
entre « Blancs » et « autochtones ». Entente qui, au départ, devait être
ratifiée en décembre.
Le modèle pour des
gouvernements ethniques et raciaux
« Nous allons gagner un accès substantiel aux ressources
naturelles. Ce sera la première fois au pays qu'un groupe autochtone gagnera un tel accès aux ressources
naturelles », a affirmé
Bill Namagoose, directeur exécutif du « Grand Conseil » des
Anglo-cris.
Qui plus est, a-t-il ajouté, en gagnant un plus grand contrôle sur le territoire et sur l'économie,
Québec transférera de facto certaines responsabilités aux communautés cries.
« C'est un
premier pas vers l'auto gouvernement. »
Le Québec pourra
ainsi montrer au monde entier comment créer des gouvernements ethniques et raciaux
parasitaires.
Rappelons que
toutes les négociations clandestines préalables se sont déroulées en anglais et au Québec,
où le français est censé être la langue officielle.
Et la série
continue...
Après ce règlement
« modèle » et « historique »
avec les Anglo-cris (environ 12 000 personnes), voici la liste des « nations
autochtones » qui attendent leur tour pour passer à la caisse :
-
La «
nation » innue-montagnaise (environ 13 000
personnes)
-
La «
nation » anglo-micmaque (environ 4000
personnes)
-
La «
nation » anglo-innuite (environ 7000
personnes)
-
La «
nation » huronne-wendat (environ 2700
personnes)
-
La «
nation » atikamekw (environ 4 500
personnes)
-
La «
nation » anglo-mohawk (environ 13 000
personnes)
-
La «
nation » malécite (environ 500 personnes)
-
La «
nation » abénakise (environ 1800 personnes)
-
La «
nation » anglo-naskapie (environ 535
personnes)
-
La «
nation » algonquine (environ 7300
personnes)
-
La «
nation » métisse (nombre à déterminer
par des avocats)
-
La «
nation » indienne hors réserve (nombre à
déterminer par des consultants)
Commentaires du MEF
1- Le MEF demande que toutes les personnes habitant le
Québec soient traitées sur un pied d'égalité, avec les mêmes droits et les
mêmes obligations, sans discrimination de race ou d'origine ethnique.
2- Selon nous, toute décision prise en cachette et
sans l'accord de la population concernée devra être considérée comme nulle
et non avenue.
Voir aussi :
Les
Anglo-cris |