QUALITÉ DU FRANÇAIS

Jeffrey George

Le samedi 19 mars 2005

Monsieur Poisson,

J'aimerais vous signaler une réalité que je dois confronter quotidiennement. Sauf exception, les Québécois se foutent de la langue française!

J'ai un ami qui ne trouve pas grave de désigner les pièces de l'automobile par les termes anglais et qui ne respecte pas la règle de "si qui n'aime pas les rai".

Je connais plusieurs Québécois de souche qui  "switchent", comme ils disent en bon colonisés , en anglais dès que quelqu'un parle avec un trace d'accent non-joualisant.

Je travaille en tant qu'enseignant d'anglais, langue seconde,  et vous serez étonné, sinon courroucé, par le nombre d'écoliers qui trouvent le français "poche", "quétaine", " pas cool"...

Quand est-ce qu'on va valoriser le français au Québec? Pourquoi, c'est normal de dire "Chus fatigué, apra z avoir peinturé le beem", mais pas "Je suis fatigué,  après avoir peint la poutre"?  À maintes reprises, j'ai tenté de reprendre le langage des gens et ils trouvaient  que j'exagérais!

J'écoute souvent la télévision et la radio en français? et cela me casse les oreilles! Un exemple, comment se fait-il qu'on a remplacé Gilles Proulx à 98,5 fm par Michel Barrette? J'ai écouté son émission  à deux reprises cette semaine et je l'ai tout simplement lâchée à cause de l'insignifiance du langage employé!

Le Québec veut devenir un pays souverain. Je n'ai pas de problème avec cela, à une condition, qu'il soit de langue française! S'il s'agit d'un "Mec t'arrive(s), appelle-moé", oubliez cela!

En résumé, il faut avouer, en tant que collectivité, que l'indépendance commence par la maîtrise (orthographe rectifiée) de la langue française! Sinon, on va se faire assimiler par le rouleur-compresseur anglo-américain.

Vive le français et mort au joual, qui au fond est une étiquette pour cacher l'assimilation.

Notez bien : Le problème, ce n'est pas une question d'accent ou de régionalismes, mais bel et bien la maîtrise des structures et règles grammaticales de la langue!

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Bonjour M. Jeffrey George,

Nous constatons comme vous les affronts quotidiens que doit subir la langue française au Québec. Nous croyons qu'à la base, il s'agit de la langue de travail. Il faut que le français devienne une condition obligatoire pour travailler partout au Québec; alors seulement il sera suffisamment valorisé pour inciter la masse des gens à bien le parler et à bien l'écrire. Entre-temps, il est important que tous ceux qui aiment ce magnifique outil de partage, de fraternité et de paix communiquent leur passion afin d'influencer le plus grand nombre, espérant que le courant devienne suffisamment fort pour que la langue française survive et se développe au Québec.

Merci pour votre courriel

Jacques Poisson

 

 

 

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