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LE RAPPORT
LAROSE,
UN RAPPORT INCOMPLET ET DÉCEVANT |
Le mardi 28 août 2001
Dans les volets national et Outaouais de son
mémoire «Le français au Québec: un plan de réussite» et «L’Outaouais
est québécois» déposés en deux tranches distinctes à la Commission des
États généraux sur la situation et l’avenir de
la langue française, Impératif français avait proposé diverses
recommandations qu’il
considérait essentielles ou importantes pour améliorer la
situation de la langue française et au Québec et en Outaouais.
À la lecture des 149 recommandations du
rapport de la Commission, nous constatons
que les enjeux importants pour la situation de langue française
au Québec et en Outaouais
ont été ignorés.
Les recommandations suivantes d’Impératif
français entre autres en matière de
langue d’enseignement et de langue de travail, pourtant essentielles, ne
font même pas l’objet
de recommandations concrètes.
- Le gouvernement du Québec doit assujettir
le collégial aux règles d'admissibilité
à l'école anglaise tant et aussi longtemps que 90 % des élèves
allophones du collégial ne fréquenteront pas le secteur français.
- Le gouvernement du Québec doit renforcer
les règles en matière de francisation
des entreprises de manière à ce que 90 % des travailleurs oeuvrent
90 % et plus de leur temps en français.
- Le gouvernement du Québec doit assujettir
les entreprises de 20 à 49 employés
à l'obligation d'obtenir un certificat de francisation.
- Pour obtenir un contrat ou une subvention
de l'ensemble de l'Administration
publique (gouvernement, municipalités, commissions scolaires,
collèges, universités, établissements de santé et de service
sociaux, etc.), une
entreprise doit posséder un certificat de francisation.
- Le gouvernement doit encadrer le droit
pour un employeur d'exiger le bilinguisme
de ses employés.
- Le gouvernement du Québec doit rétablir
l'unilinguisme dans l'affichage public.
VOLET OUTAOUAIS : L’OUTAOUAIS EST
QUÉBÉCOIS
- Le gouvernement du Québec doit augmenter
de façon substantielle l’offre de formation
(post secondaire) en langue française dans l’Outaouais.
- Le gouvernement du Québec doit augmenter
de façon substantielle l’investissement
au titre de la culture en Outaouais.
- Le gouvernement du Québec doit briser l’isolement
géographique de l’Outaouais, et
du Pontiac en particulier, par l’établissement de liens routiers
adéquats.
-Il faut rapprocher le gouvernement
québécois de l’Outaouais en s’assurant que
la région est bien représentée au sein de l’appareil administratif
québécois et en
installant en Outaouais certains organismes nationaux.
- Le gouvernement du Québec doit avoir un
réel programme de développement régional
pour l’Outaouais.
Bref, le rapport de la Commission parle bien
peu de la situation particulière
de l’Outaouais !
Devant cette absence de recommandations
concrètes jugées prioritaires par ceux
qui s’intéressent à la vitalité de la langue et de la culture
françaises au Québec et
en Outaouais, on se demande si le rôle de la Commission
Larose ne consiste pas à enterrer le problème linguistique sous
les mots (329 pages)
plutôt que de chercher les moyens à vitaliser la langue française.
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif
français
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