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Référendum sur l'entente avec les
Innus
Guy Chevrette
refuse
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Le 18 juillet 2001
CHICOUTIMI - Guy Chevrette, ministre délégué aux Affaires
«autochtones», refuse de tenir un
référendum pour permettre aux Québécois de se prononcer sur une éventuelle
perte de territoire au profit de la tribu montagnaise (innue) du Lac-Saint-Jean.
La responsable du dossier au bureau du ministre, Geneviève Masse, explique que le comité
aviseur formé pour finaliser les discussions constitue le moyen par lequel le gouvernement entend permettre aux populations
locales de participer aux discussions. Les premiers échos d'un référendum sont parvenus à Québec via ce que
rapportait Le Quotidien dans son édition de samedi.
«Il faudra environ deux autres années avant de finaliser les
discussions et de mettre en place l'entente entre le
gouvernement du Québec, les communautés montagnaises et le gouvernement fédéral. Il appartiendra à l'Assemblée
nationale d'adopter les lois nécessaires pour la mise en application de cette entente», précise l'attachée politique.
L'entente concernant la région comprend les ghettos innus du Lac-Saint-Jean, d'Essipit et de
Betsiamites. Elle permettrait au gouvernement Bouchard d'avancer vers la
reddition de 24 000 kilomètres carrés de territoire.
«Nous pouvions adopter la négociation ou bien laisser les
tribunaux trancher la question. Il se trouve que depuis le début des années 1980, les tribunaux donnent
majoritairement raison aux communautés autochtones (Le peuple, par
référendum, est souverain : le Gouvernement et les tribunaux doivent lui obéir).
Contrairement à ce qui s'est passé aux États-Unis, il n'y a pas eu de conquête des communautés
montagnaises (Comme si les armes créent le droit...). Dans le cadre des négociations, les communautés montagnaises
ont démontré qu'elles occupaient le territoire» (Foutaise !), reprend l'
attachée politique.
En ce moment, le document accepté dans le cadre des négociations comprend une vingtaine de pages. Il fait état de
cinq grands principes (?) dont la cession de certains territoires qui tomberaient sous la gouverne (raciale) des Montagnais. D'autres
territoires seraient identifiés comme sites culturels mais demeureraient la propriété du gouvernement du Québec.
En ce moment, les trois tribus vivent sur des réserves (raciales
ou bantoustans) totalisant 250 kilomètres carrés. Selon ce qu'avance Geneviève Masse, avec la conclusion de l'entente,
les trois groupes mettraient la main sur un autre bloc de 250 kilomètres carrés. Le résultat des négociations est
donc loin des 24 000 kilomètres carrés exigés par les Indiens (D'autres
négociations secrètes pourraient encore agrandir les ghettos et .
Pour ce qui est des utilisateurs actuels, le gouvernement entend mettre en oeuvre des mécanismes pour diminuer les
impacts négatifs sur les tiers (i.e. sur les Québécois).
Selon Geneviève Masse, il est essentiel pour le gouvernement du Québec d'en arriver à clarifier le statut des
communautés autochtones par la négociation (Il ne devrait pas y
avoir de négociations possibles sur le territoire et sur l'égalité de tous devant la loi). L'objectif est
évidemment de faciliter le processus des grands projets de développement économique comme ceux des complexes de
production d'électricité.
Au Québec, les Anglo-cris de la Baie James ont arraché une entente avec le
Gouvernement au début des années 1970.
La Convention de la Baie James a rapporté plus de 500 millions $ (en taxes des
Québécois) aux Anglo-cris en échange de l'extinction de leur droit sur les
territoires et une classification spécifique de ces territoires.
Source de l'information : Le Quotidien
Commentaire du MEF :
Seul un référendum sur cet accord et sur tout
accord semblable pourrait les légitimer. Si le ministre Chevrette est si
sûr de lui dans ce dossier, pourquoi refuse-t-il aux Québécois le droit de
voter spécifiquement et directement sur cette question capitale?
Courriel du ministre Chevrette :
ministre@mtq.gouv.qc.ca |