Le dimanche 26 janvier 2003 À Rémy Trudel, ministre des Affaires «autochtones» du Québec Projet d'entente avec les Innus Monsieur le Ministre, Je fus fort surpris devant votre refus de consulter le peuple du Québec, votre peuple et vos électeurs, sur un sujet qui les regarde au plus haut point, le projet d'entente avec les Innus. Dois-je en conclure que vous craignez à ce point leur réponse que vous en êtes prêt à nier à vos concitoyens le droit de se prononcer sur un projet d'entente qui les touche au plus haut point. Dois-je comprendre que vous refusez à vos électeurs et à ceux du Parti Québécois, (mon parti) ce droit démocratique que le gouvernement de la British Columbia a reconnu à ses concitoyens sur un projet similaire? Devons-nous comprendre, Monsieur le Ministre, que vous préférez écouter ceux et celles qui partagent votre opinion, quitte à léser et à blesser ceux et celles, beaucoup plus nombreux selon moi et plusieurs, qui ne la partagent pas? Devons-nous comprendre que vous jugez que vos concitoyens et concitoyennes ne sont pas assez instruits et instruites pour saisir toute l'importance ce cette entente.
Il est bien évident, Monsieur le Ministre, que si vous refusez à vos électeurs et à tous les Québécois le droit de se prononcer par référendum sur ce projet avec les Innus, vous acceptez qu'ils vous fassent faux bond lors de la prochaine élection. Car, vous devez me croire, même si je suis un membre du Parti Québécois et un fervent indépendantiste (Président de la section Ludger-Duvernay de la SSJB de Montréal, Président de l'Action indépendantiste du Québec, membre du PQ et du Bloc), je dois vous faire part que je refuserai de voter pour mon parti lors de la prochaine élection générale au Québec, et que je mettrai toute mon énergie à assurer que mon pays ne puisse être modifié, en invitant toutes les personnes que je connais, de même que les lecteurs de l'Action indépendantiste (plus de 10 000) à refuser de voter pour le Parti Québécois, à moins, Monsieur le Ministre, que vous ne changiez votre stratégie et celle de votre (notre) gouvernement rapidement. Le peuple du Québec, votre peuple et le mien, a droit d'être consulté sur un sujet de cette importance. Vous devez en prendre bonne note. Veuillez agréer, Monsieur Trudel, l'expression de mes sentiments les plus distingués, les plus indépendantistes et les plus patriotiques. Jacques Bergeron Plus de 150 correspondants ont reçu ou recevront
le Voir aussi : Résultats du référendum sur les Indiens en Colombie-Britannique |