Vade-mecum
2006 en 10 points
Usage du français dans les institutions de l'Union européenne
Les
services du Premier ministre (SGAE), le ministère des Affaires étrangères
et le ministère de la Culture et de la Communication viennent d'éditer,
conjointement, un Vade-mecum* intitulé :
Le
français dans les institutions européennes
Ce
fascicule, préfacé par le Premier ministre, Dominique de Villepin, est
destiné aux Français, et plus particulièrement aux fonctionnaires, ayant
des relations avec les institutions de l'Union européenne.
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Les 10 commandements** préconisant l'attitude à adopter lors des
réunions et des échanges avec les institutions européennes,
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un rappel des principes généraux de l'emploi de la langue française en
France,
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un rappel du statut linguistique des différents organismes de l'UE.
Nous
espérons que ce vade-mecum sera bien lu par tous les fonctionnaires
concernés et qu'il sera appliqué avec zèle.
Vade-mecum
2006 en 10 points
Usage du français dans les institutions de l'Union européenne
1. Le français est langue officielle et langue de travail des institutions de l'Union
européenne conformément au règlement CE n°1/1958 du 6 octobre 1958.
2. Dans les réunions, les représentants de la France s'expriment en français
qu'il y ait ou non interprétation.
3. Toute circonstance rendant impossible l'emploi du français doit faire l'objet,
tout le moins, d'une observation au procès-verbal et d'un compte rendu aux
autorités françaises.
4. Si nécessaire, le report de la réunion peut être demandé.
5. Aux étapes importantes de l'examen d'un texte sa version française doit être
disponible.
6. Il convient, en tout état de cause, de refuser qu'une décision juridique
soit prise sur un texte dont la version définitive en français ne serait pas
disponible.
7. Le Conseil des ministres de l'Union européenne ne délibère et ne décide
que sur la base de documents et de projets établis dans les langues officielles
et donc en français.
8. Lors des réunions informelles, les représentants français s'expriment
exclusivement dans leur langue.
9. Ils s'assurent qu'il n'y a pas d'abus de réunions informelles sans interprétation.
10. Dans les relations bilatérales informelles, il convient d'utiliser le français
ou, à défaut, la langue maternelle de l'interlocuteur chaque fois que la
diversité linguistique peut être encouragée.
Document de février 2006, préfacé par Dominique de Villepin, Premier
ministre.
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